05-11-09

Deying Drolma

In Lhasa is de 35-jarige Deying Drolma lid geworden van de Chinese Communistische Partij (CCP). In juni van dit jaar had zij haar aanvraag tot toetreding ingediend en die is nu dus aanvaard.

Wat is daar nu bijzonder aan, er zijn tienduizenden Tibetanen lid van de CCP?

Wel, Deying Drolma is een verre nicht van de huidige dalai lama. In 1959 vroeg de dalai lama aan zijn nicht Khyi Losel – de grootmoeder van Deying Drolma – om mee in ballingschap te vertrekken. (Wie zei alweer dat de dalai lama onvoorbereid en plots in het holst van de nacht op de vlucht is geslagen in 1959?). Maar Khyi Losel heeft dat toen geweigerd en nooit gedaan, zelfs al behoorde zij tot de adelstand. (In de beste families is er altijd wel enige onenigheid). Deying Drolma was in 1993, na het beëindigen van haar middelbare studies, bij het Volksbevrijdingsleger (PLA) in dienst getreden. “Als kind stond ik in bewondering voor de legerdokters, die dikwijls grote afstanden aflegden in moeilijke omstandigheden om verspreide herdergemeenschappen te helpen bij ziekte.” Omwille van haar familieband met de dalai lama heeft zij meer dan tien jaar lang getwijfeld alvorens zich uiteindelijk dan toch kandidaat te stellen voor toetreding tot de CCP.

(Xinhua, 4 nov 2009)

15:25 Gepost door infortibet in dalai lama | Permalink | Commentaren (0) | Tags: tibet, leger, dalai lama, communistische partij

10-12-08

ordehandhaving in Lhasa, okt-nov 2008

Soldaatjes en politie bewegen tussen de mensen, maken geen "baan" vrij, schuiven de mensen niet opzij, bewegen aan hetzelfde tempo als de pelgrims. Ik heb ze ook nooit één keer de identiteit van iemand zien controleren of iemand zien fouilleren. Wat bij ons in Europa verteld wordt op dit ogenblik (november 2008): "De spanning is te snijden in Lhasa, iedereen is verdacht, de repressie slaat hard toe", dat heb ik niet gezien. Ik schrijf "soldaatjes", want zij zijn zeer jong en bijna een hoofd kleiner dan ikzelf. Maar zij zijn voor een deel gewapend en lossen elkaar af op de hoeken van de straten en stegen van het oude stadscentrum. Drie per straathoek, één met een geweer, één met een schild en de derde met een zendertje. Als zij afgelost worden verzamelen zij zich per 9 of 12, om in wandeltempo naar de kazerne te gaan. Geen grimmig vertoon, niet intimiderend, maar toch present: de oude stad staat onder bewaking, dat is duidelijk. Dat het kleine pelotons zijn 'verzacht' de zaak wat.

Op twee daken van gebouwen op het plein voor de Jokhang staat een gewapende soldaat toezicht te houden vanuit de hoogte.

Naast het leger is er ook politie aanwezig. Die is Tibetaans en hebben een zwart uniform. Op de rondgang rond de Jokhang tempel staan nu op regelmatige afstand - om de 50 à 100m - onnozele blauwrode parasols, met daaronder twee of drie ongewapende politieagenten op een stoel bij een wit plastieken rond tuintafeltje met daarop hun thermos boterthee. Er zijn ook gewapende politiepatrouilles, die in het gelid voorbij marcheren, maar ik heb die niet elke dag gezien.

 

Op het grote plein voor de Jokhang tempel is er een inrijpoort van een politiestation, tussen de antiekwinkels. Er is een duidelijk opschrift boven de poort: "police station". Westerse toeristen nemen er graag een goedingestelde foto van, waarbij ik aanneem dat zij die in reisverslagen gebruiken als voorbeeld van de "repressie" in Tibet. Een overheidsgebouw in een hoekje van de Barkhor, schuin tegenover het Mandala Hotel, doet dienst als voorlopige kazerne voor soldaten. Maar evengoed als vuilbak: straatvegers gaan er binnen met hun collectie afval.

 

Een Han-Chinese schooljongen gezien, die bij het verlaten van de school - drie soldaten bij de uitgang in de Beijing straat (Beijing lu) - een taxi nam tot 500 m verder. De jongen was flink rond. Hij moest het normale bedrag niet betalen en gaf slechts 0,5 yuan (6 eurocent). Vinden sommige Han ouders 'Beijing lu' een 'gevaarlijke' straat? De meeste vernielingen en brandstichtingen op 14 maart 2008 gebeurden in die straat. Of was de jongen gewoon een verwende snoeper? Andere kinderen, Tibetaans of Han, wandelden gewoon de straat af.

 barkhor

goed gevuld Barkhorplein, bij valavond. Enkele soldaten, die terugkeren naar de kazerne na hun bewakingstijd van een straathoek. 

zonnen

Op de heuvels rond Lhasa viel er al sneeuw. Op de Barkhor zitten oudere mensen te zonnen tegen de zuidelijke gevel van het Jokhang klooster.

15:05 Gepost door infortibet in rellen | Permalink | Commentaren (0) | Tags: tibet, rellen, leger, repressie, veiligheid

30-12-06

Le 13e dalaï-lama: assassiné?

On entend souvent dire que le 13e dalaï-lama (le précédant) (1876-1933) était un bon. Que c’est sous son règne que le Tibet était indépendant, qu’il voulait réformer le vieux système « féodal » et que malheureusement il a été assassiné par des conservateurs, avant de pouvoir mettre pleinement en place les réformes démocratiques. Quelques remarques :   * « l'assassinat du 13e dalaï-lama » : cette thèse a été avancée par un des cinq candidats à la régence pour assurer l'interrègne après la mort du 13e.  Il s'appelait Tsipön Lungshar. Il était grand propriétaire de manoirs - comme toute personne appartenant à l'élite dirigeante - ainsi que médecin, excellent musicien et un des principaux conseillers du 13e dalaï-lama. Sa famille descendait en ligne directe de l'entourage du grand 5e dalaï-lama. Il fut un des seuls Tibétains à voyager en Europe à cette époque : en 1913, à la recherche d'aide (anglaise, allemande ou française) pour l'armée Tibétaine, dont il était le commandant général. Le 13e dalaï-lama lui avait confié cette mission. Il était un des partisans de l'indépendance du Tibet, comme la majorité de l'élite laïque à cette époque, tandis qu'une grande partie de hauts lamas était traditionnellement plus orientée vers la Chine, constat fait à plusieurs reprises par les officiers anglais présents au Tibet. Cette tournée en Europe de Lungshar n'a rien rapporté de plus que ce qui existait déjà : l'aide anglaise continuerait, bien que les anglais étaient un peu fâchés parce que Lungshar avait essayé d'approcher également les allemands et les français, à la veille de la première guerre mondiale ! Bref, tout ceci pour situer un peu Lungshar, qui voulait devenir régent après la mort du 13e dalaï-lama. Son concurrent principal était Kumbela, le servant favori du 13e dalaï-lama. Kumbela était l'homme le plus puissant dans l'entourage immédiat du 13e dalaï-lama. Toute communication passait par lui. Il commandait les troupes d'élite directes du 13e dalaï-lama, qui venait avec intérêt assister aux exercices avec les premières mitraillettes fournies par les anglais. Kumbela circulait à Lhasa dans la seule voiture existante : une Austin anglaise. Lungshar a inventé une double intrigue pour évincer Kumbela. Inventé ? C'est ce qui apparaît dans sa biographie (notée par son fils Lhalu et par Surkhang, officier Tibétain - 1968, univ. de washington). Un: il lança la rumeur que Kumbela n'a pas administré les bons médicaments au bon moment au 13e dalaï-lama. Il était connu que le 13e dalaï-lama souffrait d'une sorte de pneumonie chronique.   Deux: des membres de son organisation clandestine républicaine  incitaient les officiers des troupes d'élite à se mutiner, ce qui réussît, car Kumbela avait enrôlé contre leur gré des membres de familles riches comme soldats (ils préféraient la belle vie). L'intrigue atteignait son but : Kumbela fut puni publiquement, la cangue au cou, à Lhasa, puis exilé et forcé à devenir un serf dans un manoir. Et puis "l'organisation républicaine secrète" de Lungshar fut la raison pourquoi Lungshar à son tour tomba dans la course à la succession. Lungshar sympathisait avec l'idée d'une république plus moderne, à la française, pour le Tibet. Ces idées lui venaient de son séjour en Europe. Il réunissait en secret un "parti politique réformateur" qui procéderait par étapes pour arriver à un début de parlementarisme au Tibet, sans brusquer et en laissant la place de dirigeants spirituels aux grands lamas. On pourrait dire qu'il élabora avant la lettre le programme politique de l'actuel dalaï-lama. Entre-temps le régent avait été choisi par tirage au sort dans l'urne sacrée (pratique mise en route en 1793 par l'empereur Manchu Qianlong) mettant le Reting Rimpoche au poste. Le groupe réformateur de Lungshar avait rédigé une pétition exigeant quelques premières réformes modernes et voulait la soumettre en groupe au Reting. C'est alors que le scandale a éclaté et l'activité secrète fustigée. La majorité des fonctionnaires laïques et monacales se tournait contre Lungshar. Il fut accusé de conspiration et de bolchevisme. Pour le condamner le Kashag (assemblée des seigneurs et des grands lamas) se basait sur le testament du 13e dalaï-lama qui avait mis en garde, je cite : "contre le danger de l'idéologie rouge, qui était parvenue à s'emparer de la Mongolie" (l'urss) "et que des réformateurs d'en dehors ou de l'intérieur tenteront de changer notre système d'union des pouvoirs spirituels et temporels" et encore "notre stabilité politique dépend de notre dévotion, de notre habileté à utiliser la diplomatie et la force militaire, une simple erreur peut nous être fatale". Lungshar a été condamné : on lui a pressé les globes oculaires hors de la tête, pour les enlever par la suite. C'était la plus lourde peine après la peine de mort.  Voilà les circonstances de la mort du 13e dalaï-lama à 57 ans. Le 10e, 11e et 12e dalaï-lama ont eux bel et bien été assassinés avant d'atteindre leurs 20 ans. Derrière la mort du 13e dalaï-lama, je ne vois vraiment pas la main de la Chine, comme certains suggèrent. 

* Concernant "le 13e dalaï-lama était en train de tout réformer", je me demande à quoi on fait allusion ? Le 13e dalaï-lama n'a rien changé au système social de servage auquel la majorité de la population était soumise, ni aux institutions tenues par l'élite. Le 13e dalaï-lama n'était pas un tout doux. Il a fait arrêter en 1895 le régent Demo Rimpoche qui régnait pendant sa jeunesse. Accusation : tentative d'assassinat (de lui). Le régent fut jeté en prison et y mourra quelques jours après. Le 13e dalaï-lama a fait raser le célèbre monastère Tengyeling et fait massacrer ses moines en 1913, parce qu'ils étaient trop prochinois. De même avec le monastère Drepung à Lhasa, un des trois principaux du bouddhisme Tibétain : il a envoyé l'armée l'encercler pendant quelques semaines pour exiger de lui livrer une soixantaine de haut lamas prochinois. Ces lamas ont été réduits au rang de mendiants.  La seule réforme qu'on peut imaginer est le fait qu'il s'ouvrait tout doucement à l'influence et à la présence anglaise (après l'invasion en 1904). Les moeurs des riches changeaient : petits produits de luxe européens (A. David-Neel constatait le plein de babioles européennes au marché de Lhasa), coupe de cheveux à l'anglaise, montres de marque, uniformes anglaises, tennis, polo. Le commerce extérieur (laine, peaux) était entièrement contrôlé par les anglais, sans droit de taxes pour les Tibétains, LIBRE. Est-ce cette liberté que les défenseurs de l’indépendance du Tibet visent? Les anglais vendaient des armes et mettaient des instructeurs à disposition. La période du 13e dalaï-lama fut grandement dominée par une tutelle inégale et illégale anglaise. Tout cela parce que lui et son élite avaient peur de perdre leur position privilégiée à l'intérieur du Tibet face à la montée des idées républicaines en Chine en général. D'ailleurs dans les années '20 il commençait à voir le pouvoir grandissant de l'armée Tibétaine comme un danger, trop téléguidée par les anglais et qui devenant une force trop indépendante. L'élite craignait de nouveau de perdre ses privilèges, cette fois-ci pas à cause des républicains en Chine mais à cause des anglais. Des officiers Tibétains de haut rang furent démis ou décapités (leur tête exposée au marché de Lhasa). L'enjeu était : la continuation du système politique et social au Tibet. Les dangers à leurs yeux: la semi-colonisation anglaise ou le vent rénovateur républicain en Chine. Pas la Chine telle quelle, car pendant le règne des Manchus le Tibet était clairement une province de la Chine, mais ce qui comptait avant tout c’est que leur petite caste dirigeante au Tibet pouvait garder son statut social privilégié.